L’APEC (Association Pour l’Emploi des Cadres) publie régulièrement des études sur les recrutements, les compétences et les trajectoires professionnelles.
Voici ci-dessous les 3 dernières :
Cette étude, basée sur l’exploitation des données issues des DSN 2021 et 2022 (Insee) et complétée d’une enquête qualitative menée par l’Apec en 2025 montre qu’en 2022, 1,2% des salariés non-cadres, sont devenus cadres. Cette proportion atteint 3,6% dans les services à forte valeur ajoutée (informatique, ingénierie, conseil, banque, etc.). Les promotions internes vers le statut de cadre prennent différentes formes, de la régularisation sans changement de missions jusqu’à l’évolution directe vers un poste de cadre manager. Pour les entreprises, les promotions internes constituent des outils clés de fidélisation et d’attractivité. Les entreprises interrogées insistent toutefois sur la nécessité d’un accompagnement adapté, variable selon la taille de l’entreprise et le type de promotion, pour réussir ces transitions.
Cette étude s’inscrit dans le cadre de l’accord cadre avec France Travail qui prévoit une étude annuelle sur des enjeux communs.
Sans surprise, cette étude montre que chez les cadres, les seniors de 50 ans et plus sont davantage exposés au chômage que la moyenne (taux de chômage de 4,6% versus 4,2%) et sont plus touchés par le chômage de longue durée. Ils représentent une population conséquente : en juin 2025, 210 000 demandeurs d’emploi de 50 ans et plus recherchaient un emploi de cadre. 60% perçoivent une indemnisation, inférieur à 2000 euros pour un tiers d’entre eux, et certains font face à des difficultés financières marquées : 6% sont bénéficiaires du RSA (soit environ 10 000 personnes).
Face à ces enjeux, l’Apec et France Travail réaffirment leur engagement : soutenir les talents expérimentés à travers des actions ciblées et sensibiliser les entreprises à la valeur de l’expérience, perçue non comme un risque, mais comme un atout à intégrer.
La contraction du marché de l’emploi cadre observée en 2024 s’est poursuivie au cours de l’année 2025. Au 4e trimestre, 8% des entreprises ont embauché au moins un cadre, soit 2 points de moins en un an. Cette proportion n’a jamais été aussi basse depuis le début de la mesure en décembre 2020. Le début de l’année 2026 s’annonce sous de meilleurs auspices. Le regain d’investissement prévu par l’Insee (+0,3% au 1er trimestre, +0,4% au second) devrait susciter des besoins en compétences cadres. Ces signes positifs se concrétisent dans les intentions d’embauche des grandes structures. Elles remontent pour le 1er trimestre 2026 (+3 pts en un an), après avoir baissé de trimestre en trimestre depuis mi-2024. Ce coup d’arrêt à la tendance baissière dans les grandes structures constitue un bon présage, même si les recruteurs font encore preuve de prudence, et que la tendance ne se vérifie pas à stade pour les TPE.
Côté cadres et jeunes diplômés, la période actuelle est jugée peu favorable à une évolution professionnelle et beaucoup envisagent une mobilité externe en cas d’amélioration du marché en 2026.
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